Histoire
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Le 10 décembre 1972, l'Athletic Club de Cannes donnait vie à une compétition originale et sans précédent: le Cross des Iles, couru dans les sous bois de l'Ile Sainte-Marguerite (ensemble Iles des Lérins, au large de la baie de Cannes), dans un cadre idyllique, parmi les odorantes effluves des pins maritimes, des chênes-lièges et des micocouliers. Dés sa création, la nouvelle épreuve suscitait un engouement extraordinaire et 282 amoureux de la course à pied luttaient la première année sur les sentiers empierrés qui vont de la citadelle du Masque de Fer à l'étang du Batéguier, longeant aussi la celèbre allée des Eucalyptus. Paysage enchanteur qui ne laissait pas tout à fait indifférents les nombreux participants.
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Les animateurs de l'Athletic Club de Cannes avaient eu là une idée géniale. Une réussite complète vint couronner cette initiative et par la suite, tous les ans, une foule de crossman et d'accompagnateurs prirent d'assaut les vedettes de la compagnie "Estérel-Chanteclair", investissant par milliers l'île Sainte-Marguerite, comme cela arrive au plus belles journées de l'été. Une organisation bénie des dieux car très rarement le soleil ne fut pas au rendez-vous. En ce 10 décembre, sous un soleil printanier au coeur de l'hiver, ce fut le postier "Clément Fossat" qui remporta ce premier Cross des Iles, un vieux briscard du cross-country venu de Saint Laurent du Var. Par la suite, l'épreuve acquit une plus large dimension en y déléguant leurs plus brillants représentants, la Belgique, l'Italie, la Suisse lui donnèrent une tournure internationale.
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L'année 1976 fut Belge avec la vitoire de "Karel Meyers" tandis que Jack Van den Houtte l'emportait chez les juniors. Cependant malgré la forte concurrence étrangère, les Français surent eux aussi inscrire leur nom au palmarès du "Cross des Iles": le Niçois Jacki Charpentier (1974), le Toulousain J.Claude Louison (1977), le Savernois Richard Lung (1979), tandis que le superbe champion Cannois Patrick Clabaut signait pour sa part trois belles victoires, en 1978, 1981 et 1983. Pour le club, cela représentait non seulement une occasion de rendre vie et santé à un cross-country moribond, mais devait permettre à certains talents de se révéler.





